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Eau et robe à la tristesse je livre et force à dormir la cause de celles, mes mains, déjà teintées par le Néant. Je trouve dans mon feu le rappel croissant puisque plus devient l’oublie du Roi des Lumières, le signe tatoué dans ma poitrine que me brule les pupiles pour toujours effacées. Je suis, des mortals, la moquerie du lointain, où tant de mers accumulaient des paradis d’arômes, et où les jardins invoqués au bon Dieu enlevaient cette légende aux vertes joies.. Car je suis Boabdil, de mes amis et ennemis, le “Roi Malheureux”…. Abu Ab D’All? ...
Je rattraprais le bonheur de la Connaisance des sages qui m’aimaient, je regarde mes tapis que taisaient le frôlement des genous, pour ne pas perturber la dense chance des corals. Car le bon Dieu atteindrait avec le feu d’Ibisis lequel maudissait la boue des
et donna des luxes de divans et ottomanes à ma bonne chance de grands murs et demeures. Anges dans le feu, et ils réverent les cabrioles de celui, mon Maître de Blancs qui enfermait entre mes mains l’énergie de la Sagesse. Fils j’etait, et fils je suis dans la dignité des musulmans et la meilleur de mes vallées, et la dot de mon grandpère qui me concedait être Maître de Rois. Un sage sait tres bien la valeur d’un roi, mais un roi ne connais pas la valeur d’un sage.... Voilà, puis, la ruine dans la conquête tout l’or et soie de Damas, à cause d’un souffle de cette voix d’inteligence que désinait dans mes barbes toute la couleur d’Andalucie...
Il éleve la tour en voile de rossignols, et ils établient dans les siècles tout l’honeur des ciels occultes, la vérité ecrite d’un rugissement de mélodie, celui que je sens l?-bas dans l’âme etait rêvé et veillé dans les temps. Je reviens pour battre mes ailes dans les ailes de ma sang, et je continue au loin en regardant les fontaines grandies de cours et orangers. Dans mon Alhambra les grandes fontaines pleurent, et son bruit de voix décline le jour entre les eaux ... Et je regarde l’oeil aveugle clair de mon grandpère, qui ouvert aux temps, regardait par ses lèvres les roses d’un dieu qui s’anonce comme paradis conclus dans celle-ci, ma terre vieilliée. Avec les yeux on retrouve les ombres des piédestal, et de mes yeux, derrières les grilles, on trouve une mer d’oublie dans les tissues humides. L’ ambition des gens timides devient après la plus certaine… Mais, puis alors… ?quelle des sagesses d’un époux rapporte à la danse la fidelité d’un lignage? Je récupére très peux en payant la paix, Et je perds beaucoup en elevant les épées que me donnaient des guerres...
Granada, 2002
? Yassin Adnan Dans les coins de tous tes deserts mes mains et ma voix ont empressé les fontaines de ta terre rouge, l’eau de tes silences blessés, le murmure de mes vers d’antan dérobé dans un vert parchemin caché dans un lit. Mes mains et ma voix ont empressé les tapis de ton ventre, soleil, en ondoyant par mes yeux les grivres de ton sourire... La Mort est venu ? boire ma sang et mon sueur, en emergeant sa présence par la porte du temps eternel. Elle venait ? dévorer mon temps d’hâtives matines ? repandre mes sables dans tes oublies, elle venait en conspirant, avec les dents du large chevail noir, le rêve d’un miroire sur le sol... Mais, j’ai levé mes mains et ma voix dans ta présence en cloueant mon poignard dans le son de son cri, j’ai levé mes bras et mon souffle dans tes tapis, tes deserts et ton sourire pour accomplir ma promesse d’être vivante dans mes racines inconnus et t’offrir de nouveau mes mains, ma voix et mon ciel, aujourd’hui,, hier, et.... demain.
Belén Juárez Granada, juillet, 2003
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