Traduction : Belén Juárez
Dans la ville, j’en suis certain, il y a
une rue déserte
Et toi assise à ta fenêtre
où tu brodes les tissus de tristesse et de mort
où tu espères chaque soir
une lettre qui ne vient jamais
et tu pleures
dans la ville, j’en suis certain
Ce que j’entends la nuit, c’est la mer
ce sont les papillons contre les fenêtres,
les pluies d’automne
Sur mon toit
et aussi cette mer qui autrefois montait jusqu’à mon miroir ancien
et débordait
avec ses berges
ses portails
et cette éternelle tristesse.
Une étoile illumine mon lit
Ô coq des ruisseaux !
C’était un mercredi de cendres
Des calligraphies dans mon cahier d’enfant
Un poulain bleu
broute dans mon sommeil les étés
de Damas