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Moi, je vis la vie à côté, Pleurant alors que c'est la fête. Les gens disent : « Comme il est bête!» En somme, je suis mal coté. J'allume du feu dans l'été. Dans l'usine je suis poète; Pour les pitres je fais la quête, Qu'importe ! J'aime la beauté. Beauté des pays et des femmes, Beauté des vers, beauté des flames, Beauté du bien, beauté du mal. J'ai trop étudié les choses; Le temps marche d'un pas normal: Des roses, des roses, des roses!
VENT D'ÉTÉ…
À Ulysse Rocq, peintre.
Vent d'été, tu fais les femmes plus belles En corsage clair, que les seins rebelles Gonflent. Vent d'été, vent des fleurs, doux rêve Caresse un tissu qu'un beau sein soulève.
Dans les bois, les champs, corolles, ombelles Entourent la femme ; en haut, les querelles Des oiseaux, dont la romance est trop brève, Tombent dans l'air chaud. Un moment de trêve.
Et l'épine rose a des odeurs vagues, La rose de mai tombe de sa tige, Tout frémit dans l'air, chant d'un doux vertige.
Quittez votre robe et mettez des bagues ; Et montrez vos seins, éternel prodige. Baisons-nous, avant que mon sang se fige.
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